Il était une fois... Et après ?

Résumé

Les personnages célèbres des contes vivent ensemble dans une communauté.
Dans leur course effrénée vers la consommation excessive, ils sont confrontés
eux aussi au grave problème écologique qui menace les humains.
Un narrateur, sorte de grand manitou créateur des contes, nous fait partager son désir de préserver son univers merveilleux et nous fait découvrir l’urgence et les enjeux liés au développement durable. Il réunit ce qu’il appelle « le conseil du futur » composé des enfants dont la mission est de réparer les dégâts causés par leurs parents. A cause de ces derniers, les
contes ne peuvent plus suivre leur cours normal. Robin des bois doit se rebaptiser Robin Tout Court, le château de la Reine des Neiges fond à toute vitesse, la citrouille de Cendrillon ne se transforme plus en carrosse…
Les personnages des contes vont devoir s’unir, laisser de côté leurs différends et leurs penchants naturels, pour trouver les solutions adéquates à leurs problèmes. Des idées alternatives et des solutions nouvelles, à appliquer au quotidien, vont devoir émerger.

Note d’Intention

Les héros sont un peu déglingués, cernés, usés.
La Reine des Neiges est embourbée, Robin des Bois est piégé dans l’industrialisation… Juste quelques notes dans leur costume nous rappellent leur clinquant d’autrefois. Ils ont de dures luttes à mener. Les humains sont trop pris dans leur course effrénée au progrès pour prendre soin d’eux et de leur planète commune. Mais ils n’ont pas perdu leur vitalité et leur lumière.
Ils ont gardé leur coeur et leur âme d’enfant. Le jeu repose sur l’énergie du dernier souffle.
C’est la passion des personnages qui va sauver le monde des contes. Mais aussi leur naïveté et leur sens de l’utopie. Cela implique un jeu physique au rythme resserré. Les personnages sont hauts en couleurs, ceux qui viennent du pays des contes sont masqués.
Le conteur, sorte de « créateur » déjanté, appuie ses explications hautement scientifiques par des manipulations d’objets qui prennent vie : vieux jouets en bois abîmés, matériel de récupération.
Nous soulignons ainsi ce moment de transition dans lequel nous nous trouvons
aujourd’hui. Où l’on pourra se reconnaître et d’où peuvent naître les plus belles intentions humaines : l’entraide, les forces intuitives, la puissance du coeur.
La musique qui traverse la pièce évoque l’ambiance des contes :
fantasmagorique. Mais elle aussi est comme boiteuse, déglinguée, étirée. Une
voix d’ange soutenue par un bruit de crécelle ! La scénographie est à l’image de ces vieux chapiteaux désuets et délavés - mais encore très jolis - plantés dans des terrains vagues boueux, au bord d’une voie ferré… : un îlot de rêve en résistance dans un monde asphyxié !

Les Comédiens

Johanna Boyé :
Elle commence sa formation chez Véronique Nordey qu’elle choisit de quitter pour s’orienter vers un théâtre plus corporel, moins psychologique. C’est ainsi qu’elle intègre une école pluri-disciplinaire : les Ateliers du Sudden dirigés par Raymond Acquaviva. Elle intègre la troupe du Sudden avec laquelle elle représentera Géronte dans les Fourberies de Scapin (mes Roch Antoine Albaladejo), Helena dans le Songe d’une nuit d’été (mes en scène par Jonathan Milo Chasseigne) et Armande dans les Femmes Savantes (mes par Raymond Acquaviva).

C’est ici qu’elle rencontre ses futurs compagnons de théâtre et fonde, avec eux, la Cie Les Sans Chapiteau fixe de laquelle va naître son premier spectacle : le Café des jours heureux qu’elle écrit, met en scène et interprète pendant 4 ans. Rapidement la direction de la compagnie est assumée par Jérémie et Johanna

Elle travaille parallèlement avec le metteur en scène Roch Antoine Albaladéjo qui la mettra en scène dans trois spectacles (le théâtre ambulant Chopalovitch, les Fourberies de Scapin et Ruy Blas), dont deux iront au festival d’Avignon en 2005, 2006, 2007…

C’est une nouvelle fois le besoin de tester de nouvelles formes, disciplines et de chercher d’autres façons de faire et d’envisager le théâtre qui la pousse à partir trois mois à Buenos aires pour suivre la formation proposée par le Théâtre Organic… C’est ici qu’elle rencontre le travail de l’école Lecoq avec Paola Rizza (mélodrame), Norman Taylor (mime, masque neutre, analyse du mouvement), Sophie Gazel (Clown). Ce travail de trois mois confirme son choix pour un théâtre corporel, qui met l’acteur en position de créateur de l’espace et de l’action dramatique. Un théâtre fort en émotion, simple et poétique. Elle a mis en scène le Diable en partage de Fabrice Melquiot, en résidence à L’Espace Icare qui sera repris au Théâtre 12 et au théâtre de Vanves. Parallèlement elle donne des cours de théâtre à Auberviliers, travaille sur la formation des médiateurs sociaux de Promevil et représente en Normandie un spectacle pour enfant avec la compagnie 6 pieds sur terre.

Jérémie Graine
D’abord comédien, Jérémie a commencé sa formation au cours Florent avec Laurent Laffitte Angélique Charmey, Stéphane Anvray-Nauroy et Jean-Pierre Garnier. Par la suite, convaincu que le corps et la voix sont les premiers instruments du comédien, il s’initie aux techniques du cirque à L’Ecole Nationale du Cirque Annie Fratellini et avec l’acrobate Marc Battistel et il découvre le chant lyrique avec Laurent Austry.

Aux Ateliers du Sudden, il suit une formation pluridisciplinaire (clown, commedia, Méthode actor’s studio…) et rencontre Johanna Boyé en avec qui il dirige la compagnie. Avec la création d’Alice au pays des merveilles en 2007/2008, il devient également metteur en scène et adaptateur. Il s’est approché de ce rôle et de l’écriture par divers biais : assistanats mise-en-scène (Le café des jours heureux, Ruy Blas mis en scène par Roch-Antoine Albaladejo), travaux d’écriture (le spectacle de rue Tiboulé Laï-Laï, sketchs, courts-métrages) et mises en scène collectives (Tiboulé Laï-Laï, Le système Ribadier de Feydeau avec Marie Félix et Johanna Boyé). La création d’Alice au pays des merveilles est donc l’expression d’un désir profond et la possibilité de traiter ce texte riche et fantaisiste correspond très bien à sa sensibilité. L’envie de proposer des spectacles à la fois sincères, intelligents et divertissants aux enfants résulte également de la conviction que les enfants peuvent être captivés par ce type de spectacles exigeants.

L’équipe technique

Vanessa Sanchez : Metteur en scène :
Formée directement dans une compagnie de théâtre, la Cie Etincelles à Aubervilliers, Vanessa a pu découvrir différentes formes théâtrales aux côtés des nombreux metteurs en scènes qui ont transités dans cette Cie : théâtre classique, contemporain, mime/gestuel, improvisations, théâtre-forum, théâtre jeune public, comédies musicales... Par la suite, elle a suivi plusieurs stages de formation professionnelle auprès de Coline Serreau, Alain Reynaud et Françoise Merle (clown), Jean-Pierre Meyran (chant), Norman Taylor (professeur à l’école Lecoq), Jaqua Guillou (travail du masque de Mario Gonzalez) et Ali Ihsan Kaleci et Thomas Richard (du Work Center Jerzy Grotowski). En parallèle, elle s’est spécialisée dans le théâtre de rue en pratiquant notamment les échasses et la manipulation de marionnettes géantes avec les Cies L’Arbre à Nomades, Les Grandes Personnes, La Belle Zanka, Les Géants, Le Caramantran... Aujourd’hui, elle travaille également au sein de la compagnie Ayna, théâtre de recherche inspiré des travaux de J.Grotowski, A.Artaud et de la tradition soufie.

Mehdi Dumondel : Auteur :
Formation de comédien aux Ateliers du Sudden. Il joue dans plusieurs pièces de théâtre : Les Fourberies de Scapin et Maman Sabouleux. Il est par ailleurs auteur et metteur en scène dans sa propre compagnie et compose de la musique pour le spectacle vivant.

Céline Guéroult : Scénographe :

Angélique Borniche : Costumière :
Artiste à tout faire, Angélique tire son apprentissage et sa riche expérience du théâtre de rue. Costumière, maquilleuse, conteuse… elle accompagne divers projets associatifs et travaille avec diverses compagnies comme « Le Rugissement de la Libellule » en tant que costumière accessoiriste. Elle rejoint les Sans Chapiteau Fixe en 2008 pour la réalisation des costumes du « Diable en Partage », spectacle sur lequel elle assure aussi le rôle d’assistante mise-en-scène, et travaille actuellement à l’amélioration des costumes d’ « Alice Au Pays Des Merveilles » et à la création de ceux d’"Il était une fois et après ?". Après le travail tout en finesse du diable en partage, elle peut cette fois-ci laisser libre court à toute l’exubérance de son imagination et de son très grand talent.

Benoît Chrétien : Musique Originale :
Benoît Chrétien est un auteur, chanteur, compositeur et guitariste rock jazz qui s’infiltre partout où la musique le lui permet. Il collabore avec pas moins de 6 formations différentes. En 2000, son intérêt pour les arts-vivants l’amène à travailler sur un spectacle intitulé « A Travers Contes » dont il assure l’accompagnement musical. Il collabore ensuite avec la compagnie de danse « L’En Dehors », la compagnie théâtrale « L’eau qui dort » puis expérimente le théâtre musical masqué. Artiste fertile et foisonnant d’idées, Benoît Chrétien a créé son premier spectacle en 2008, où s’entremêlent musique, danse et vidéo. Il se prépare déjà à l’élaboration de deux autres projets pluridisciplinaires.

Juli Delfosse : Administratrice, chargée de communication, diffusion et presse :
Titulaire d’un master 2 Conduite de projet culturel- Connaissance des publics, Juli a précédemment occupé le poste de chargée des relations extérieures au théâtre Les Déchargeurs.
Elle a également travaillé au sein du collectif Mu (festival FILMER LA MUSIQUE) comme chargée de communication et des relations presse. Administratrice de la compagnie, elle s’occupe de la diffusion du spectacle auprès des programmateurs et des journalistes.

Galerie

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il etait une fois



LES SANS CHAPITEAU FIXE
Contact : 06 84 99 19 77